Le secret le plus précieux, le plus envié est dans la Bible, il a été enseigné par Jésus et par l’apôtre Paul.

L’amour!

L’apôtre Paul nous assure que si on cherche à obtenir ce qu’il y a de meilleur, il y a une voie royale! Une voie supérieure à toutes les autres! L’amour. Mais de quel amour parle-t-il?

Notons que l’amour n’était pas une valeur importante dans la société Romaine du 1er siècle. L’amour dont parle l’apôtre Paul n’est pas non plus une valeur dans notre société aujourd’hui. Oh, bien sûr on parle beaucoup d’amour, mais pas tellement (voire pas du tout), de celui dont parle Paul. L’amour dont parle Paul est par certains aspects, contraire à la raison. L’amour me direz-vous est toujours contraire à la raison. « Le cœur à des raison que la raison ne connaît pas… » Mais ce n’est pas de cet amour-là, de cette déraison-là dont je parle. L’amour romantique a effectivement des raisons que la raison ne comprend pas. Il est effectivement déraisonnable. On rencontre quelqu’un et on… TOMBE amoureux.

Ce dont je ne parle pas ! L’amour sentiment, l’amour désir:

Dans notre société occidentale moderne on ne peut imaginer la formation d’un couple autrement qu’en « tombant amoureux » et c’est très bien comme ça. Mais ça n’est en rien une garantie pour le long terme. Comme nous le savons tous… les sentiments vont et viennent. On ne peut pas bâtir sur les seuls sentiments, sur le seul désir.

L’éros, pour les grecs, était un amour de désir, souvent sexuel, mais pas uniquement. Il y a l’amour de la sagesse. C’est le désir de tendre vers quelque chose de bon, de beau, vers l’idéal. Si l’éros est un amour de désir, ce qui le caractérise, c’est le manque. Car ce qu’on désire c’est ce dont on manque. Ce à quoi on aspire, ce vers quoi on tend c’est ce dont on manque, ce qu’on n’a pas.

Platon : « Qu’est-ce qu’aimer ? C’est manquer de ce qu’on aime, et vouloir le posséder toujours ». Et qui dit manque dit souffrance et… possessivité.

L’amour éros est ainsi marqué par la souffrance du manque et par le désir de posséder pour soi. Platon dans Phèdre fait dire à Socrate : « Les amants aiment l’aimé comme les loups aiment l’agneau ». (Peut-être que cela peut-faire frissonner quelques dames…) Éros n’échappe pas à l’égoïsme : dans ce sens être amoureux c’est aimer l’autre pour son bien à soi. C’est le désir de posséder pour soi.

Comme l’explique si bien le philosophe André Comte-Sponville, il y a immanquablement une notion tragique dans l’amour éros, car ou bien nous souffrons de ce que nous n’avons pas, de ce qui nous manque, ou alors nous l’avons et donc nous ne le désirons plus. Car éros s’apaise aussitôt satisfait. Quand on a ce qu’on désirait, ce qui nous manquait, cela ne nous manque plus.

Voyez l’enfant recevant son jouet tant attendu. Voyez aussi notre société de consommation toute entière bâtie sur l’éros. Enfin, voyez, tant de couples…

L’amour éros, l’amour désir est important mais ne suffit pas, il n’est pas la clé d’un mariage heureux, d’une vie à deux, durable. Cet amour est tout entier tourné vers ce que l’autre est pour moi. Au début, « il est beau, il est intelligent, il est sensible… » Puis il devient parfois: « Il ne m’écoute jamais, il ne fait pas ceci, il fait cela, il a du ventre, elle est négligée etc.»

Par JETUNOUS

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